


Passionnée par la mode depuis son enfance, Marie Mercié envahit la demeure familiale de dessins. En 1987, elle « entre dans le chapeau », sur un coup de tête, après avoir été journaliste et plasticienne. Elle rencontre Antony Peto. Ensemble, ils montent leur premier magasin à Paris, rue Tiquetone, devenu depuis le fief du chapelier Antony Peto. Marie Mercié s'installe ensuite rue Saint-Sulpice dans le 6ème arrondissement. En 2001, tous deux ouvrent une boutique au cœur de Londres. Les chapeaux de Marie Mercié sont également vendus partout en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.
Ses créations sont à la fois sages et pleines d'extravagance. Elle crée des chapeaux portables et drôles. Dès 1989, elle met en scène ses créations qui deviennent héroïnes d'un scénario imaginé par elle : « Zoulous-Papous » en 1989, « Nous irons au paradis » en 1990, jusqu'à « Pied de nez » en 2001.
Elle a également présenté, pour le Bon Marché, un jardin imaginaire représentant les quatre saisons symboliques des quatre temps de la vie.
Elle est l'auteur de deux ouvrages « Voyages autour d'un chapeau » en 1990, et « Les Chapeaux de Marie Mercié » en 2005 (photographies de Iris L.Sullivan).
Entourée de modistes, Marie Mercié s'efforce de moderniser les techniques traditionnelles. Elle aime faire des expériences sur de nouveaux matériaux et a mis au point un style qui lui est propre, permettant d'identifier facilement ses créations. On peut véritablement parler de « patte Marie Mercié ». Elle utilise des matières très contemporaines, innovantes. Elle les mixe, les juxtapose. Elle explique : « il n'y a pas de plaisir à transgresser si on ne connaît pas les codes. Je n'aime pas le chapeau de circonstance. Le chapeau est pour moi un objet ludique, quotidien et protecteur. Il va à toutes les têtes, c'est juste une question de choix ! ».